Je N'aTTeNDs PLuS Qu'uNe CHoSe MaiNTeNaNT

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Le SoLeiL

 Le long du vieux faubourg, où pendent aux masures

Les persiennes, abri des secrètes luxures,

Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés
Sur la ville et les champs, sur les toits et les blés,
Je vais m'exercer seul à ma fantasque escrime,
Flairant dans tous les coins les hasards de la rime,
Trébuchant sur les mots comme sur les pavés
Heurtant parfois des vers depuis longtemps rêvés.
Ce père nourricier, ennemi des chloroses,
Éveille dans les champs les vers comme les roses;
Il fait s'évaporer les soucis vers le ciel,
Et remplit les cerveaux et les ruches le miel.
C'est lui qui rajeunit les porteurs de béquilles
Et les rend gais et doux comme des jeunes filles,
Et commande aux moissons de croître et de mûrir
Dans le cœur immortel qui toujours veut fleurir!
Quand, ainsi qu'un poète, il descend dans les villes,
Il ennoblit le sort des choses les plus viles,
Et s'introduit en roi, sans bruit et sans valets,
Dans tous les hôpitaux et dans tous les palais.

Baudelaire

(photo by me)

lundi 07 mai 2012 07:14 , dans PeRSo


BeN BoN DiManCHe

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TouT EsT DiT,

BioBiSouS,

NiNa 

dimanche 06 mai 2012 07:07 , dans BoN WeeK-EnD My FriENdS


NoSTaLGie

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 Tristesse, douleur, souffrance - est un sentiment comprenant souvent une mélancolie accompagnée d'un envoûtement par rapport à des souvenirs souvent liés aux lieux de l'enfance qu'on évoque à travers une jouissance qui est douloureuse.

André Bolzinger a retracé l'histoire de ce concept créé en 1688 par Johannes Hofer, un médecin alsacien de 19 ans, qui lui consacra une thèse secondaire à l'université de Bâle. La nostalgie est la formulation scientifique du Heimweh, le mal du pays des mercenaires suisses de l'armée de LouisXIV, torturés par le souvenir de la Heimat en entendant le Ranz des Vaches, un air de leur pays. Cette thèse a connu un grand retentissement. Durant la Révolution française, Pierre-François Percy, chirurgien dans l'armée républicaine, relève les mêmes symptômes chez les Bas-Bretons.

 

 La plupart du temps, ce sentiment exprime le regret de temps passés, de lieux disparus, auxquels on associe a posteriori des sensations agréables. Ce manque est souvent provoqué par la perte ou le rappel d'un de ces éléments passés, les deux éléments les plus fréquents étant l'éloignement spatial et le vieillissement qui représente un éloignement temporel. On a pu diagnostiquer dans la nostalgie sous toutes ses formes le regret de l'enfance.

Pouvant être cause de dépression, la nostalgie est aujourd'hui de plus en plus prise en compte d'un point de vue médical. 

La nostalgie peut être caractérisée par plusieurs thèmes : « le bon vieux temps », ou bien encore « la belle époque ». La nostalgie évoque toujours un sentiment qui prétend que le passé était toujours mieux, plus agréable. Dans beaucoup de cas, « la belle époque » n'était pas toujours si belle.

Fantaisie


Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets.

Or, chaque fois que je viens à l’entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit :
C’est sous Louis treize ; et je crois voir s’étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit,

Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs ;

Puis une dame, à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,
Que, dans une autre existence peut-être,
J’ai déjà vue… - et dont je me souviens !

Gérard de Nerval

PeTiTe DéDiCaCe à MaRCeL http://wirtzmarcel.musicblog.fr/

BioBiSouS, NiNa

source internet

samedi 05 mai 2012 07:06 , dans Ami(e)s BLoGueuRs (euSeS)


LeS BoRGia

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Borgia est le nom italianisé de la famille Borja, originaire du royaume de Valence en Espagne, qui a eu une grande importance politique dans l’Italie du XVè siècle. Elle a fourni deux papes, ainsi que plusieurs autres personnages, dont quelques-uns ont acquis une fâcheuse renommée.

La famille Borgia a subi une légende noire forgée par ses ennemis politiques. Les Borgia furent accusés pêle-mêle d'empoisonnement, de fratricides, d'incestes... Cette légende a contribué à faire des Borgia les symboles de la décadence de l'Église à la fin du Moyen-Age.

Les principaux descendants des Borgia

Borgiarbregenealog-fr2.png

À partir du XXe siècle, de nombreuses biographies remettent en question les accusations d'immoralité portées contre Lucrèce Borgia (d'aucuns lui ont prêté un fils né de ses amours incestueuses avec son frère César, quelques bâtards, une activité d'empoisonneuse, etc.) et présentent le personnage comme la victime d'une époque plutôt cruelle pour les femmes. La réputation de Lucrèce Borgia a souffert des agissements de ses proches, mais les historiens s'accordent aujourd'hui à l'innocenter des multiples crimes et méfaits qui lui ont été imputés.

vendredi 04 mai 2012 05:57 , dans LeS GeNs


Le SpleeN où La MéLaNCoLie

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Le mot spleen a pour origine le mot anglais spleen qui signifie « rate » ou « mauvaise humeur ». En effet les Grecs, dans le cadre de la théorie des humeurs, pensaient que la rate déversait un fluide noir dans le corps : la bile noire, responsable de la mélancolie. De nos jours, nous savons bien que ceci est faux, mais l'image est restée.

En France, le spleen représente un état mélancolique sans cause définie. Ce terme a été popularisé par le poète Charles Baudelaire 1821-1867  mais il était déjà utilisé précédemment, par des écrivains du Romantisme (XIXèe siècle), courant alors développé essentiellement en Allemagne et en Grand-Bretagne. La relation entre spleen et mélancolie provient de la médecine et du concept des humeurs. Une de ces humeurs est la bile noire sécrétée par la rate et associée à la mélancolie et au malheur.

Chez Baudelaire, le spleen devient une des composantes essentielles de l'angoisse d'exister. « Les Limbes », second titre envisagé pour Les Fleurs du Mal, visait à « représenter les agitations et les mélancolies de la jeunesse moderne ». On voit que ce serait une erreur de s'en tenir à un spleen éprouvé par Baudelaire, qui en serait en quelque sorte la victime ou la proie, alors que le poète cherche précisément à représenter cette ancienne passion, dont il connaît les mimes (Lamartine, Musset). Si la Joie peut être un moment de la Beauté, elle n'en est le plus souvent qu'un des ornements les plus vulgaires, dit Baudelaire, « tandis que la Mélancolie en est pour ainsi dire l'illustre compagne ». Perte d'idéal, inhibition de toute activité, les composantes de la mélancolie baudelairienne n'excluent même pas l'ouverture vers la charité (« cette nuit de mélancolie et de charité », écrit-il dans Fusées XV).

  • Dans la section des Fleurs du mal, intitulée « Spleen et Idéal », le spleen prend une place centrale et constitue le mal auquel est confronté le poète qui tente de lui opposer le contrepoison de l'Idéal, représenté par exemple par l'amour idéalisé ou la quête de la Beauté.
  • Dans les quatre poèmes intitulés Spleen, est décrit cet état spécifique qui définit, selon Baudelaire, la condition humaine.
  • Le Spleen de paris postérieur aux Fleurs du Mal
  • Paul Verlaine, dans son poème « Spleen », a exprimé lui aussi ce curieux sentiment (Romances sans paroles, 1874), tout comme Jules Laforgue dans son poème du même nom (Les complaintes, 1885), ainsi que Hector Berlioz dans ses Mémoires', qui l'a lui expliqué à l'aide d'une métaphore filée utilisant une expérience chimique avec de l'acide sulfurique.

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous fait un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide,
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;


Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D’une vaste prison imite les barreaux,
Et qu’un peuple muet d’horribles araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout-à-coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrément.

— Et d’anciens corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; et, l’Espoir
Pleurant comme un vaincu, l’Angoisse despotique
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir

 

BoNNe JouRNée

BioBiSouS

NiNa

 

 

source internet

jeudi 03 mai 2012 06:30 , dans PoèMes, CiTaTioNs eT TexTes DiVeRs


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