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Le PoRTraiT De DoRiaN GraY

Blog de lime :Je VeuX DeS CouLeuRs DanS Ma ViE, Le PoRTraiT De DoRiaN GraY

Dorian va faire la connaissance de Lord Henry, dit Harry, un ami de Basil. Conscient de la fascination et de la perversion que ce dernier pourrait avoir pour son idéal de beauté, « cette nature simple et belle », Basil demande à Lord Henry de ne pas tenter de le corrompre. Mais Dorian se laisse séduire par les théories sur la jeunesse et le plaisir de ce nouvel ami qui le révèle à lui-même en le flattant : « Un nouvel hédonisme […] Vous pourriez en être le symbole visible. Avec votre personnalité, il n'y a rien que vous ne puissiez faire ». Va naître dès lors en lui une profonde jalousie à l'égard de son propre portrait peint par Basil Hallward. Il souhaite que le tableau vieillisse à sa place pour que lui, Dorian Gray, garde toujours sa beauté d'adolescent. « Si je demeurais toujours jeune et que le portrait vieillisse à ma place ! Je donnerais tout, tout pour qu'il en soit ainsi. Il n'est rien au monde que je ne donnerais. Je donnerais mon âme ! »

Fasciné par la qualité de son jeu, le jeune homme tombe par la suite amoureux d'une comédienne, Sibyl Vane, et lui promet le mariage. Mais son amour pour Dorian empêche Sibyl de personnifier ses personnages comme elle le faisait auparavant et son jeu devient très mauvais, alors que Dorian a emmené Basil et Lord Henry la voir jouer au théâtre, ce qui l'humilie et le déçoit profondément. Dorian répudie Sibyl et la quitte de façon très cruelle, la laissant effondrée. Il remarque en rentrant sur le portrait une expression de cruauté qu'il ne lui connaissait pas. Il commence alors à soupçonner que son souhait insensé pourrait s'être réalisé. Le lendemain, il apprend par Harry le suicide de Sibyl. Étonnamment, il ne ressent qu'une peine superficielle à l'annonce de la mort de la jeune fille : « Cependant je dois reconnaître que cet événement ne m'a pas ému autant qu'il l'aurait dû. Il m'apparaît comme le dénouement sublime d'une pièce étonnante. Il a toute l'effrayante beauté d'une tragédie grecque, une tragédie où j'ai joué un grand rôle mais d'où je sors indemne. ». C'est un moment charnière du roman, le moment où le retour en arrière n'est plus possible pour Dorian, bien qu'il ne le sache pas encore. Le portrait a commencé à changer, et avec lui c'est l'âme de Dorian qui n'est définitivement plus celle du jeune homme innocent qui pouvait éprouver de la compassion pour ses semblables, comme on le voit par son absence de réaction à la mort de Sybil.

Fichier:Hurd Hatfield in The Picture of Dorian Gray trailer.jpg

Par peur que quelqu'un ne découvre son terrible secret, il enferme le tableau dans une ancienne salle d'étude et se plonge dans la lecture d'un mystérieux roman que lui offre Lord Henry . Le style de vie de Dorian change radicalement. Bien qu'il montre toujours une façade policée devant ses pairs, il court les bouges les plus infâmes de Londres, à la recherche de plaisirs de plus en plus raffinés. Il s'entoure d'objets rares et précieux, pierreries, parfums, tapisseries... Le tableau petit à petit s'enlaidit, à cause des signes de l'âge mais surtout des marques physiques du péché. Le jeune homme (qui n'en est plus vraiment un) est de plus obsédé par le tableau, renonçant à ses résidences secondaires, inquiet dès qu'il le quitte. Il vient d'ailleurs souvent vérifier l'avancement de la dégradation physique du portrait, avec une certaine jouissance car lui ressemble toujours au jeune homme innocent qu'il était quand ce portrait a été peint, et cette apparence a elle seule lui permet de démentir toutes les folles rumeurs qui courent à son sujet. Dorian Gray finit par révéler son secret à Basil Hallward qui était venu lui faire la morale à propos de ce qu'on raconte sur lui. Basil a voulu voir son âme, Dorian lui montre le portrait. Dans la pièce qui abrite le portrait, seul avec le peintre, Dorian conçoit une haine mortelle pour celui qu'il rend un peu responsable de ce qu'il est aujourd'hui. Fou de rage, il saisit un couteau et le tue. Et à nouveau, il est loin d'être submergé par les émotions, alors qu'il vient pourtant de tuer celui qu'il considérait comme un ami. Il se débarrasse ensuite du cadavre, usant du chantage avec un ancien ami, Alan Campbell, chimiste capable de faire disparaître un corps avec des produits chimiques. Peu après, Alan Campbell se suicide.

Un soir où Dorian se rend dans les bas-fonds de Londres fumer de l'opium comme à son habitude, il se trouve par hasard et sans le savoir dans la même pièce que James Vane, le frère de Sibyl, un marin, qui le reconnaît par le surnom que lui donne une fille de joie, et que lui donnait Sibyl : « Prince Charmant ». Il le poursuit dans la nuit, avec l'intention de le tuer, mais Dorian échappe à la mort grâce à son éternelle jeunesse : en effet, il parait avoir seulement vingt ans, alors que les faits se sont déroulés dix-huit ans plus tôt. Le marin n'est dupe qu'un instant et cherche à retrouver Gray. Dorian de ce moment vit dans la peur d'être retrouvé, les nerfs à vif. Or un jour où Dorian fait un voyage en province, un de ses amis abat malencontreusement un homme dans les fourrés. Dorian découvre qu'il s'agit de James Vane. Ainsi, au moment où ses soupçons se trouvent confirmés, il est délivré de la menace qui pesait au dessus de sa tête.

Reconnaissant d'être toujours en vie, il décide alors de devenir meilleur et de faire acte de rédemption pour que le portrait retrouve son aspect d'innocence. Après sa première bonne action forcée, il court voir si le portrait n'aurait pas embelli ; mais la toile porte désormais, en plus des marques du péché et du temps, un pli d'hypocrisie qui le rend plus infâme que jamais. Désespéré, Dorian enfonce le couteau qui a tué Basil dans le tableau, espérant se délivrer du rappel constant de ses crimes

Un homme vieux et hideux est retrouvé mort en face du tableau, qui a retrouvé son aspect premier : un jeune homme d'une beauté incroyable, à l'innocence sans tâches. Ce n'est qu'après l'examen des bagues du défunt qu'on reconnaîtra en lui Dorian Gray.

« Il n’y a que les esprits légers pour ne pas juger sur les apparences. Le vrai mystère du monde est le visible et non l'invisible.  » Oscar Wilde

source : wikipédia

jeudi 23 février 2012 07:53 , dans MeS AuTeuRs


Peau De ChaGRiN

La peau de chagrin est un roman d’Honoré de Balzac qui fut publié en 1831. Dans « La Peau de chagrin », Balzac détaille la vie de Raphael. Désespéré et au bord du suicide, Raphaël accepte d'un vieil antiquaire une peau de chagrin. Cette peau de chagrin a le pouvoir d'exaucer tous les désirs de son propriétaire, mais, comme tout objet magique, elle possède une contrepartie. A chaque réalisation, la peau de chagrin rétrécit un peu plus, abrégeant par la même occasion la vie de celui qui la possède…
 
Le chagrin est un cuir dont le grain est apparent, fait de peau de mouton, de chèvre ou encore d'âne, de mulet, de cheval.
 

Derrière le conte fantastique, se retrouve le thème classique du pacte avec le Diable : "je t’offre du bonheur contre ta vie ou ton âme". Il rappelle au lecteur que toute chose a un prix et que le bonheur perpétuel n’existe pas. Un choix est indispensable entre vivre plus intensément moins longtemps et moins intensément plus longtemps. C’est d’ailleurs l’objet de la discussion entre Raphaël de Valentin et l’antiquaire sans âge qui lui offre la peau. De façon plus générale, cette oeuvre constitue une réflexion sur le désir : faut-il chercher à satisfaire tous ses désirs pour être heureux ?

"Si tu me possèdes, tu posséderas tout. Mais ta vie m'appartiendra. Dieu l'a voulu ainsi. Désire, et tes désirs seront accomplis. Mais règle tes souhaits sur ta vie. Elle est là. A chaque vouloir je décroîtrai comme tes jours. Me veux-tu ? "

«Le bonheur engloutit nos forces, comme le malheur éteint nos vertus.»
 - Extraits de La peau de chagrin

source wikipédia

mardi 21 février 2012 08:02 , dans MeS AuTeuRs


EdGaR aLLaN Poe

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Ces vers sont écrits pour celle dont les yeux lumineux,
Aussi brillamment expressifs que les jumeaux de Léda,
Trouveront son tendre nom niché au creux
De cette page, masqué à tout lecteur.
Fouillez attentivement ce morceau, qui contient un trésor
Divin, un talisman, une amulette
Qui sur le coeur se doit porter. Scrutez bien la mesure,
Les mots, les lettres elles-mêmes. N'omettez pas
Le plus futile détail ; votre peine sinon serait perdue.
Pourtant il n'y a pas, ici, de noeud Gordien,
Qu'on ne saurait trancher sans coup de sabre,
Si l'on entend seulement le secret dessein.
Enchâssé dans les mots de cette page que scrutent
Des yeux impatients, gît, perdu, dis-je
Un nom familier, souvent prononcé, à portée
Des poètes, par des poètes : car le nom est celui d'un poète aussi.
Ses lettres, bien qu'elles mentent naturellement
Comme le chevalier Pinto (Mendez Ferdinando),
Sont pourtant synonymes de Vérité. Ne cherchez plus!
Vous ne résoudrez pas l'énigme, même en faisant de votre mieux.

mercredi 08 février 2012 07:11 , dans MeS AuTeuRs


CeLLe Que J'aiMe a De GranDs YeuX

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Celle que j'aime a de grands yeux ...  

Celle que j'aime a de grands yeux
Sous de brunes prunelles ;
Celle que j'aime sous les cieux
Est la belle des belles.
Elle dore, embellit mes jours,
Oh ! si j'étais à même,
Mon Dieu, je voudrais voir toujours
Celle que j'aime.

Celle que j'aime est douce à voir,
Il est doux de l'entendre ;
Sa vue au cœur fixe l'espoir
Que sa voix fait comprendre.
Son amour sera-t-il pour moi,
Pour moi seul, pour moi-même ?
Si j'aime, c'est que je la vois
Celle que j'aime.

Auprès d'elle, hélas ! je ressens
Une émotion douce ;
Absente, vers elle en mes sens
Quelque chose me pousse.
Pour moi dans le fond de son cœur
S'il en était de même ?
Aurait-elle un regard trompeur,
Celle que j'aime ?

Celle que j'aime, hélas ! Hélas !
A son tour m'aime-t-elle ?
Je ne sais ; je ne lui dis pas
Que son oeil étincelle.
Est-ce pour moi qu'il brille ainsi ?
Félicité suprême !...
Ailleurs l'enflamme-t-elle aussi,
Celle que j'aime ?

Si trompant ma naïveté
Par son hypocrisie,
Elle se sert de sa beauté
Pour me briser ma vie !
Son cœur peut-il être si noir ?
Oh ! Non ; c'est un blasphème !
Un blasphème !... il ne faut que voir
Celle que j'aime.

Non, non, amour, amour à nous
Car en te faisant femme,
Dieu, je lui rends grâce à genoux,
Te donna de mon âme.
Accours ! je m'attache à tes pas
Dans mon ardeur extrême...
Peut-être, elle ne m'aime pas,
Celle que j'aime.

Jules VERNE

mardi 24 janvier 2012 06:57 , dans MeS AuTeuRs


IL M'aRRaCHe Le CoeuR

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Boris Vian est un écrivain français, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de  jazz (trompettiste), né le 10 mars 1920 à Ville d'Avray, mort le 23 juin 1959 à Paris. Il fut aussi ingénieur de l'Ecole centrale (Promotion 42B), inventeur, scénariste, traducteur (anglo-américain), conférencier, acteur d'occasion et peintre. Vian a signé ses nombreux écrits de pseudonymes divers dont le fameux Vernon Sullivan.

Boris Vian naît à Ville-d'avray dans les Hauts-de-Seine. Son père Paul, d'abord rentier, est contraint après 1930 de travailler pour le laboratoire homéopathique de l'Abbé Chaupitre ; sa mère Yvonne Ravenez est pianiste et harpiste amateur. Son grand-père Henri Vian fut bronzier et fondeur, ses magasins étaient au 5, rue Thoriginy à Paris, dans l'hotêl Salé devenu depuis le musée Picasso.

Le frère aîné de Boris, né le 17 octobre 1918, s'appelle Lélio. Il y aura deux autres enfants après Boris : Alain né le 24 septembre 1921 et Ninon née le 15 septembre 1924.

À douze ans, Boris est victime d'un rhumatisme articulaire aigu, qui lui occasionne une insuffisance aortique.

Cette maladie du cœur, dont ses œuvres porteront la trace, en fera la cible de l'affection trop étouffante de sa mère. Il en parlera dans L'herbe rouge, et plus encore dans L'Arrache-coeur.

Son premier roman célèbre (sous le nom de Vernon Sullivan) est  J'irai cracher sur vos tombes, écrit en 1946 et publié aux éditions du Scorpion. Le roman est très controversé, notamment parce qu'il est retrouvé sur les lieux d'un crime passionnel. Boris Vian est condamné en 1950 pour outrage aux bonnes moeurs. S'ensuivent des romans tout aussi noirs et sarcastiques : Les morts ont tous la même peau, Et on tuera tous les affreux et Elles se rendent pas compte.

Passionné de jazz, il joue de la trompette de poche (rebaptisée « trompinette-c'est une petite trompette ») au Tabou, club de Saint-Germain-des-Prés. Il est aussi directeur artistique chez Philips et chroniqueur dans Jazz hot de décembre 1947 à juillet 1958, où il tient une « revue de la presse » explosive et extravagante. Henri Salvador disait de lui : « Il était un amoureux du jazz, ne vivait que pour le jazz, n'entendait, ne s'exprimait qu'en jazz ».

 

Sa chanson la plus célèbre, parmi les 461 qu'il a écrites, est Le Déserteur, chanson anti-militariste composée à la fin de la guerre d'Indochine, juste avant la guerre d'Algérie. Cette chanson fut interdite sur les ondes dans sa version d'origine en raison du couplet final litigieux :

Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je possède une arme

Et que je sais tirer 

 

Cette version est attestée par Françoise Renaudot dans son ouvrage Il était une fois Boris Vian ; cependant, selon un ami de Harold Berg, la première version de la chanson aurait dès l'origine contenu les vers pacifistes.

Ce couplet fut ultérieurement remplacé par Vian, à la suggestion de son ami Mouloudji, par :

Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n'aurai pas d'arme
Et qu'ils pourront tirer

Boris Vian fut l'objet de poursuites de la part de paramilitaires d'extrême-droite. Sous sa deuxième rédaction, la chanson, chantée par Richard Anthony et par Peter , Paul and mary, connut un vif succès dans les  années 1960, mais Vian était déjà mort.

source wikipédia

vendredi 04 novembre 2011 06:54 , dans MeS AuTeuRs


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