Gilles de
Montmorency-Laval, plus connu sous le nom de Gilles
de Rais, né en septembre ou octobre 1404 au
château de Machecoul ou au château de Champtocé-sur-Loire, mort le
26 octobre 1440 à Nantes , est un seigneur de Bretagne,
connu pour avoir été maréchal de France et compagnon d'armes
de Jeanne d'Arc.
Il fut une grande figure de
la guerre de Cent Ans avant de tomber dans la décadence et la
débauche, jusqu'à être condamné par un tribunal ecclésiastique
« pour sorcellerie, sodomie, et meurtres de trente petits
enfants», bien que le nombre de ses crimes divise les
historiens.
Après la mort de sa mère en 1415
et de son père la même année (ou au commencement de l'année 1416),
Gilles et son frère René sont élevés par leur grand-père maternel,
Jean de Craon, à la réputation sulfureuse, contrairement au
vœu formulé par leur père Guy II de Laval-Rais qui, dans son
testament, avait désigné pour tuteur un cousin, Jean de Tournemine,
seigneur de la Hunaudaye.
Son échec, avec Jeanne d'Arc,
lors du siège de Paris — dû à la trahison de Georges de la
Trémoille qui a fait se replier l'armée française — entraîne
son discrédit auprès de la Cour et l'incite à se retirer sur ses
terres et en particulier dans son Chateau de Tiffauges en Vendée,
lieu où se seraient déroulés les crimes dont il fut
accusé.
Le procès qui s'ouvre à Nantes
le 8 octobre 1440 est très bien préparé et suit une stratégie
machiavélique, visant à le désarmer. Gilles de Rais a la
possibilité de récuser les juges pour partialité à l'ouverture du
procès, mais l'acte d'accusation ne fait alors état que de l'acte
véniel mentionné précédemment, ce qui soulage l'accusé qui
reconnaît la compétence des juges.
Ce n'est qu'à la deuxième
audience, le 13 octobre 1440, que l'acte d'accusation complet est
dévoilé, mais il est alors trop tard pour l'accusé de récuser les
juges. Gilles de Rais se rend compte qu'il a affaire à un dossier
d'accusation très étoffé et que de plus, les langues se délient.
Les témoignages à charge commencent à affluer, identiques les uns
aux autres. Ses valets (Poitou et Henriet) et ses complices qui
l'auraient assisté dans ses crimes, également arrêtés et soumis à
la question (la torture est épargnée à Gilles de Rais de par sa
noblesse), le voyant sans ressources, se mettent à
l'accabler.
.
Gilles de Rais comprend alors
qu'il a été piégé et qu'il ne pourra résister longtemps face à ces
accusations. Il s'emporte et se révolte, ce qui entraîne en
réaction son excommunication par l'évêque qui préside le procès.
Cette excommunication l'effraie et il se résout alors à faire des
aveux en échange de la levée de cette sanction, ce qui lui est
accordé. Certains auteurs y voient une preuve de sa foi en l'Église
et dans le jugement de Dieu.
Sa confession, prononcée dans sa
prison puis répétée à l'audience du 22 octobre, horrifie
l'assistance tant les détails de la cruauté décrite dépassent
l'entendement.
Gilles de Rais s'était en outre
rendu coupable du crime de félonie. En effet, après avoir vendu à
son suzerain Jean V la place de Saint-Etienne de -Mer-Morte, il en
avait repris possession en menaçant le gouverneur d'égorger son
frère s'il ne la lui livrait pas.
Le maréchal Gilles de Rais ne
laissa qu'une fille (dont la paternité serait par ailleurs
contestée) : Marie de Montmorency-Laval dite "Marie de
Rais"qui lui succéda à la tête de la baronnie de Retz. Elle
fut mariée deux fois et mourut sans enfant en 1458.
source
wikipédia